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Biocontrôle: Lutter contre les cochenilles

02/11/2018

Bannière Titre Biocontrôle La lutte contre les cochenilles

Reconnaître la présence des cochenilles :

La fumagine (poudre noire), la présence de miellat et de fourmis (Figure 1) sont les signes associés à une colonisation par les cochenilles. La plante sera affaiblie et sa photosynthèse diminuée.

Figure1 : Cochenilles, fourmis et fumagine sur une feuille d’Eucalyptus (© Bidgee).

Les cochenilles colonisent la plupart des végétaux.

3 grandes types de cochenilles existent:

– Les cochenilles farineuses, caractérisées par des sécrétions blanches.

– Les cochenilles à carapace, caractérisées par une coque dure et brune.

– Les cochenilles à bouclier, protégées par une cire plus ou moins dure.

Réagir à une colonisation par des cochenilles :

Couper les branches infestées en prenant soin de les détruire ensuite pour éviter une contamination.

Traiter avec un produit à base de pyrèthre: insecticide naturel non sélectif (attention aux auxiliaires et à la faune présente qui y est sensible).

Contre les cochenilles farineuses:

Nettoyer les branches colonisées par les cochenilles farineuses isolées avec un chiffon ou un coton-tige et de l’eau avec un peu d’alcool.

Contre les cochenilles à coques:

Brosser ou gratter manuellement les cochenilles fixées.

Appliquer un produit à base d’huile de paraffine ou de colza qui bouchera les orifices de respiration de ces cochenilles (ce traitement peut aussi être appliqué l’hiver).

Limiter les risques :

La lutte contre les cochenilles farineuses doit se faire toute l’année.

La lutte contre les cochenilles à coque (bouclier ou carapace) ciblera les stades larvaires (qui n’ont pas encore de coques) durant l’été.

La lutte à l’aide d’auxiliaires :

Introduire des prédateurs qui se nourrissent des cochenilles (Figure 2) et/ou des parasites (qui utilisent les cochenilles pour une partie de leur développement). Ces auxiliaires seront choisis en fonction de l’espèce de cochenille. Les auxiliaires prédateurs sont moins spécifiques que les auxiliaires parasites.

Figure 2 : Coccinelle C. montrouzieri consommant une cochenille farineuse (© Sonya Broughton).

Comment favoriser l’installation des auxiliaires dans son jardin ?

En proposant des hôtels à insectes qui serviront de refuge aux auxiliaires pour hiverner ou se reproduire.

En laissant des zones en friche à proximité afin que les auxiliaires s’y nourrissent.

En choisissant des plantes mellifères et productrices de nectar pour orner son jardin.

Dans certains cas comme celui des chrysopes, seules les larves sont carnivores. Les adultes se nourrissent de nectar. Dans d’autres cas, comme celui des coccinelles, les deux stades sont carnivores.

Les méthodes préventives :

Les conditions favorables aux cochenilles :

Les cochenilles apprécient les feuillages touffus et les végétaux confinés. La chaleur et l’humidité sont des conditions qui augmentent la fécondité. Lors de la plantation, espacer les plants. Les plantes en pots seront placées dans des zones aérées.

Examiner soigneusement toute nouvelle plante acquise afin d’éviter de contaminer les autres plantes.

Nettoyer les outils de taille afin de ne pas propager les cochenilles.

Installer des pièges à phéromones pour détecter les cochenilles farineuses :

Ces pièges diffusent des phéromones mimant celles émises par les femelles et attirent les mâles. Les mâles sont piégés par la surface engluée. Cela permet une détection précoce des cochenilles avant d’engager efficacement une lutte dirigée.

Les vendeurs-conseils en jardinerie sont indispensables

Pour en savoir plus :

Une stratégie de reproduction très efficace :

Les femelles de certaines espèces de cochenille peuvent se reproduire sans l’intervention des mâles (on parle alors de parthénogénèse). D’autres espèces sont hermaphrodites (=bisexuées). Ces stratégies contribuent au fort pouvoir de colonisation des cochenilles.

Des cochenilles utiles :

Toutes les cochenilles ne sont pas des ravageurs. Certaines ont joué un grand rôle dans le développement de certaines civilisations comme la cochenille Kermès qui produit le rouge carmin (Figure 3) utilisé dans la teinture des tissus. Les premières traces de cette utilisation datent de -400 ans avant JC.

Figure 3 : Coloration au rouge carmin issu des cochenilles (© Whitney Cranshaw).

Télécharger la fiche technique : la lutte contre les cochenilles picto PDF


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